Régis Jambois

L’usage des « objets numériques » révolutionne le domaine de la formation

Dans notre monde ou l’information et la connaissance sont quasiment disponibles en tous temps et en tous lieux, le rapport au savoir des jeunes générations a déjà fondamentalement changé. Les acteurs du monde de l’enseignement et de la formation professionnelle s’entourent de partenaires pour définir et mettre en œuvre des projets de transformation numérique. Quels sont les plus-values de tels projets ? Quelle méthodologie mettre en place ?

Interagir avec un enseignant via un réseau social professionnel, travailler en groupe sur un même document, consulter des tutoriels ou des leçons en vidéo dans une modalité de « classe inversée » ou encore apprendre à « savoir trouver » les réponses pertinentes sur Internet voilà quelques exemples qui illustrent la place grandissante des usages numériques dans toutes les activités d’apprentissage.

Les séances de cours traditionnelles en face à face pédagogique sont-elles, pour autant, appelées à disparaitre pour être remplacées par des formations dispensées uniquement à distance ? Soyons convaincu que cela n’a assurément pas de sens ! En effet, l’agent conversationnel (ChatBot) qui remplacera le charisme d’un enseignant - formateur passionné par le « savoir transmettre » de son expérience n’est pas encore né ! Même, si ce dernier, passe avec succès le test de Turing !

Réalisé très souvent dans une logique de rentabilité économique, l’attractivité des parcours de formation réalisés en eLearning est encore trop souvent éloignée des attentes des apprenants. Mais cela est en train de changer, car les outils de médiatisation sont de plus en plus performants.

La formation doit-elle échapper à la révolution numérique ?

Les travaux dans le domaine des sciences cognitives montrent que de bons usages des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement (TICE) apportent de réelles plus-values sur l’attention des apprenants et sur la mémorisation des savoirs.

Aujourd’hui, les outils, tels que les Espaces Numériques de Travail ou les plateformes d’apprentissages (LCMS) sont déployées dans de nombreuses organisations (enseignement supérieur, Éducation Nationale, centres de formation privés et entreprises). Si l’expérience utilisateur doit dans certains cas être améliorée, les usages s’installent et les audiences augmentent significativement. À l’instar de la solution OpenENT de CGI qui regroupe plus 1 million d’utilisateurs.

Mais les outils ne suffisent pas pour accompagner le changement, il convient aussi de définir des stratégies, d’identifier et organiser les compétences dans les ingénieries de formation et pédagogiques, de mettre au point et de s’appuyer sur des méthodologies. Dans ce domaine, les projets sont ouverts ou à ouvrir et il y a encore beaucoup de travail à faire !

Quelle méthodologie mettre en place ?

L’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMOA) et le conseil représentent une part importante des projets de transformation numérique de la formation. En effet, il s’agit, comme pour un projet de système d’information traditionnel, de conduire des ateliers de définition des besoins et des cas d’utilisation ; de rédiger des documents et plans d’actions pour les niveaux stratégiques et opératifs des organisations concernées ; enfin, d’accompagner le changement par des actions de formation des enseignants – formateurs.

La méthodologie, qui doit être pragmatique, est construite autour de quatre phases qui sont :

  • la conception qui consiste à définir et à écrire les scénarios d’usage des objets numériques ;
  • la réalisation technique des objets numériques (séquences de cours, tutoriels, évaluations, documentation interactives, …) qui nécessite des compétences dans les domaines de la communication et du multimédia ;
  • l’intégration des contenus essentiellement à l’aide de solutions logicielles du marché ;
  • Enfin, la diffusion sur les bons vecteurs (LCMS, ENT, sites web, réseaux sociaux, services de streaming, …) en fonction des usages (avant, pendant ou après une formation présentielle) et du public visé (stagiaires inscrits, formation libre, MOOC, …).

Si les plus-values doivent être démontrées, la réalisation d’un Proof of Concept (PoC) présente un intérêt notable, à l’exemple, des usages nouveaux des réalités immersives (augmentées et virtuelles).

De nombreux clients nous font confiance pour les accompagner, le diagramme ci-dessous illustre une partie de nos savoir-faire dans le domaine des TICE. L’innovation et la veille technologie est au cœur de notre stratégie, à cet effet nous entretenons, via notre Lab, un réseau de Start-up.

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