Face à l’effervescence et l’enthousiasme suscités par les applications mobiles, la DSI doit industrialiser leur mise en place. État des lieux avec Stéphane Deschamps, directeur en charge des solutions logicielles exclusives chez CGI.  

Rationaliser. Tel est le nouveau mot d’ordre des DSI face au marché de la mobilité. En effet, dans le dernier baromètre CGI*, les solutions mobiles figurent dans le top cinq des priorités des entreprises dans bon nombre de secteurs d’activités : transport, industrie et distribution en tête.Blog IT Modernisation

Tous les métiers souhaitent se doter d’une application mobile, que cela soit en BtoC, BtoB ou BtoE (Business to Employee), comme le confirme Stéphane Deschamps : « La mobilité est devenue un “must have”. Chacun entend lancer son propre projet d’application mobile de son côté, sans réelle concertation. Nous sommes encore dans une phase “émotionnelle” où, comme dans les débuts du web, le sujet provoque beaucoup d’émoi. Ce qui entraîne des choix souvent peu rationnels. »

Vers une industrialisation timide

En conséquence, un nouveau défi apparaît pour les DSI : rationaliser le développement et le lancement des applications mobiles. « Lorsque le porte-feuille d’applications devient conséquent, il faut réellement définir une stratégie applicative et commencer à industrialiser les processus pour éviter que chaque équipe ne mène son projet dans son coin » indique Stéphane Deschamps. Des projets non concertés qui ont plusieurs répercussions : doublons, porte-feuille d’applications mobiles hétérogène ou augmentation des temps de développement.

Concrètement, cette industrialisation – que peu d’entreprises ont encore réellement lancée – prend la forme :

  • soit de frameworks de développement créés en interne ou avec des partenaires,
  • soit d’une plate-forme du marché qui intègre de nombreux composants.

Quel que soit le choix, l’objectif est de construire puis de mettre à disposition des applications mobiles rapidement, dans un environnement maîtrisé, en tirant parti du système d’information existant, tout en prenant en compte la gestion des mises à jour en fonction des différents systèmes d’exploitation (Android, iOS, Windows).

Faire converger applications mobiles et SI

Mais le véritable avantage de cette industrialisation de la mobilité se situe ailleurs selon Stéphane Deschamps : « Plus le marché évolue, plus les applications doivent se rapprocher du SI pour offrir de nouveaux services tant aux employés qu’aux clients. Finie l’approche purement marketing, les applications proposent aujourd’hui de réels services (e-commerce, gestion des comptes, etc.). Cela pose un défi de taille aux DSI : il faut connecter les applications au SI en maîtrisant les impacts de sécurité et de performance. »

C’est là que se situe le plus gros chantier de développement d’applications mobiles : concevoir, sécuriser et consolider le back-end mobile. Cela ne doit cependant pas aller contre les exigences métiers : « L’étape de lancement doit être privilégiée : il s’agit d’accélérer la mise sur le marché des applications et vérifier ainsi que l’expérience utilisateur est au rendez-vous. Une fois ce travail effectué, on se tourne vers une approche architecturale plus poussée qui vise à faire converger l’application et le SI. » Une manière d’industrialiser le back-end mobile et de gagner en efficacité à chaque nouveau projet.

* Enquête annuelle CGI « La Voix de nos clients », réalisée auprès de 965 décideurs.

A propos de l'expert

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Stéphane Deschamps

Directeur en charge des solutions logicielles CGI pour la France

Stéphane dispose de 19 années d’expérience dans le conseil et la construction d’offres et de solutions innovantes. Il accompagne aussi bien les équipes internes que les clients, quelque soit le secteur, dans leurs projets de définition et de construction de solutions. Aujourd’hui il est ...

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