Déradicalisation ou désengagement : quelles réalités derrière un phénomène complexe, protéiforme et ubiquiste ?

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Politique vie privée

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Dans son discours 1 du 8 octobre 2018 à la Préfecture de Police de Paris, en hommage aux victimes de l’attaque qui y avait eu lieu cinq jours plus tôt, le président de la République appelait à bâtir une "société de la vigilance" pour faire face notamment à l’hydre islamique". Il poursuivait en expliquant que la "vigilance" reposait avant tout sur "l’écoute attentive de l’autre" et "l’éveil raisonnable des consciences" dans le but de "repérer […] une séparation."

Ce discours s’inscrit dans la droite ligne de précédentes déclarations, notamment l’une qui annonçait, dès le 14 novembre 2017, la mise en place d’une "quinzaine de plans de lutte contre la radicalisation et [l]’activation d’une politique de  déradicalisation". La lutte contre le terrorisme, islamique ou non, va donc de pair avec des actions de désengagement, voire de "déradicalisation". À ce titre, la prise en charge des personnes radicalisées a fait l’objet d’une succession de mesures, de plans et d’expérimentations, dont la mesure des impacts permet aujourd’hui d’établir un premier bilan étoffé des actions de lutte contre la radicalisation en France.
 

Au sommaire de cette étude :

  1. Etat des lieux
  2. Analyse
  3. Comparaison
  4. Evaluation

Cette étude est le fruit d’une réflexion menée par l’équipe dédiée au secteur de la justice au sein de CGI Business Consulting, pilotée par Hervé VIOLA, Directeur en charge des activités Justice et de Citizing, pilotée par Julie de BRUX, Associée fondatrice et a été réalisée sous leur direction.